Galerie
Huiles sur toile
La peinture engage le corps autrement. La figure y est moins fragmentée que dans les dessins, mais sa présence demeure instable. Elle apparaît à travers la matière, les recouvrements et les transparences, entre ce qui se montre et ce qui reste enfoui.
La toile devient une surface sensible où le corps visible rencontre le corps vécu. Une peau, un visage, une posture peuvent conserver la trace d’une expérience sans avoir à la raconter. Ce qui importe n’est pas seulement ce que le corps donne à voir, mais ce qui affleure à sa surface.
Repli — 1999
Oil on canvas, 100 × 160 cm
Original disponible
Repli2 — 1997
Huile sur toile, 18 × 25 cm
Original disponible
Repli 3 — 1999
Oil on canvas, 95 × 95 cm
Original disponible
Repli 4 — 1997
Oil on canvas, 35 × 35 cm
Original disponible
Repli 5 — 1998
Oil on canvas, 50 × 50 cm
Original disponible
Je travaille la peinture à l’huile par couches successives. Les glacis superposent des couleurs transparentes ou semi-transparentes et construisent progressivement les carnations, les profondeurs et les passages entre les formes. Une couche peut en recouvrir une autre sans l’effacer complètement. Ce qui se trouve dessous demeure perceptible et continue d’agir dans l’image.
Cette manière de peindre me permet de travailler la surface comme une peau : une matière constituée de couches, de traces et de transformations. Je cherche moins à fixer définitivement la figure qu’à la faire apparaître progressivement. Certaines formes s’affirment, d’autres restent en retrait ou remontent à travers la matière.
La peinture conserve ainsi sa propre mémoire. Les différentes étapes de sa construction ne disparaissent jamais complètement sous l’image achevée.